Le dojo (道場, dōjō) est le lieu consacré à l’étude, la pratique des Budo (arts martiaux) ou à la méditation bouddhiste zen. Historiquement le dojo était la salle du temple religieux. Ces grandes salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dojo où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dojos servant de centre de méditation bouddhiste, des règles strictes sont instituées. Le dojo est un lieu où l'on progresse. Cette progression est obligatoirement supervisée et contrôlée par un maître. En japonais, le dojo est le lieu où l'on étudie, on cherche la voie. Traditionnellement, le dojo obéit à des règles concernant son orientation. Le côté honorifique, dit kamiza est situé face au Sud. Le kamiza est le plus souvent décoré d'une calligraphie, de sabres, d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. L'enseignant s'assied dos au kamiza. C'est aussi de ce côté qu'est placé un invité de marqu […]
Maître UESHIBA MORIHEI est né le 14 décembre 1883, à TANABE, près d'OSAKA. A vingt ans, il se rend à Tokyo et étudie les anciennes techniques de Ju-Jitsu, en particulier celle de l'École Kito. Parallèlement, il pratique le Ken-Jutsu (sabre) dans un dojo de Shinkage Ryu. Il se rendit ensuite à Sakai, afin d'y étudier le sabre de l'Ecole Yagyu sous la conduite de Maître Nakaï. C'est en 1915 dans l'île de Hokkaido que Morihei rencontra un homme tout droit venu du Japon médiéval, Sokaku TAKEDA, Grand Maître du Daito Ryu Aiki Jujutsu. Ce dernier décida de lui enseigner les techniques du Daitoryu aiki jujutsu, puis lui décerne en mai 1916, son premier diplôme de Daito Ryu. Bien que Morihei UESHIBA, âgé de 32 ans, fût déjà très compétent en arts martiaux, il n'avait pas le niveau de Sokaku TAKEDA, alors dans la force de l'âge. Il fut fasciné par la complexité et la puissance des techniques du Daito Ryu Aiki Jujutsu. Durant son séjour à Hokkaido, Morihei UESHIBA reçut un diplôme […]